Texte Libre

Pour recevoir nos informations et les articles dès leur parution inscrivez vous à la newsletter
Mardi 18 novembre 2008

LE MONDE | 17.11.08 | 13h26

Le gouvernement clame haut et fort que la recherche et l'enseignement supérieur constituent ses "premières priorités". Il impose, par une série de réformes, un véritable bouleversement de ces activités, au mépris de toutes les mises en garde des étudiants et des personnels qu'il accuse d'"immobilisme". Et il communique à l'envi sur les moyens qu'il allouerait à ces secteurs. Nous ne demanderions qu'à le croire. Mais nombreux sont les éléments qui dessinent un paysage bien plus sombre, notamment pour les universités.

Pour que ces dernières puissent accueillir correctement les étudiants, il faudrait accroître leurs moyens, aussi bien matériels qu'humains. Trop de locaux universitaires sont encore dans un état lamentable. Et si de nombreux étudiants tentent de contourner l'université, en s'inscrivant dans d'autres filières, c'est notamment pour bénéficier d'un meilleur encadrement et de meilleures conditions d'études.

Les dépenses par étudiant le prouvent : moins de 8 000 euros par an à l'université, contre 14 000 en classes préparatoires. Cela a inéluctablement des conséquences sur la réussite des étudiants. Le budget 2009 nous permettra-t-il de progresser ? Il n'en est rien. En effet, nous avons appris cet été que 900 postes vont être supprimés dans l'enseignement supérieur et la recherche.

Les besoins humains seraient partiellement satisfaits à coups d'emplois de courte durée, sans avenir. Comment, face à une telle précarisation et avec de telles annonces, s'étonner que les jeunes se détournent des métiers de la recherche et de l'enseignement, que les masters recherche se vident peu à peu, que bien des laboratoires, y compris les plus prestigieux, rencontrent des difficultés pour attirer des doctorants ? Le gouvernement organise de fait la "fuite des cerveaux" qui a pourtant été l'un de ses arguments pour imposer, au nom du "déclin" de la recherche française, ses réformes.

Le gouvernement entend réduire l'échec que connaissent beaucoup de jeunes à l'université. Nous partageons cette ambition. Mais pour lutter contre l'échec, il faut améliorer l'encadrement des étudiants et remplacer, notamment en première année, les cours en amphis de plusieurs centaines d'étudiants par des enseignements en petits groupes. Ce type d'évolution pédagogique a déjà été mis en place avec succès dans certaines universités ou filières. Pour les généraliser, il faut des moyens humains et matériels.

Qui, à part la ministre, peut croire que les recours aux heures supplémentaires, déjà surutilisées et qui diminuent le temps consacré aux activités de recherche, ou à des tuteurs sans qualifications permettront d'augmenter le nombre d'heures de cours ou de dédoubler les amphis ? Le tutorat peut être nécessaire pour soutenir certains étudiants, mais il ne s'agit pas de cours en tant que tel. Le gouvernement doit donc se rendre à l'évidence et abandonner ses postulats idéologiques sur le prétendu excès de fonctionnaires : nos universités ne pourront relever le défi de la démocratisation sans création de postes.

Ce dont nous avons besoin en matière d'encadrement a été chiffré depuis longtemps et représente moins de 10 % des sommes dites supplémentaires annoncées au budget 2009. Ce sont, d'abord, 1 000 créations d'emplois d'enseignants-chercheurs pour améliorer l'encadrement en premier cycle universitaire. Mais il faut aussi donner le temps aux enseignants-chercheurs de développer leur activité de recherche en réduisant leur service d'enseignement pour se rapprocher des standards internationaux. Enfin, les établissements ont besoin d'emplois techniques et administratifs qui contribuent, notamment, à un meilleur accueil des étudiants dans des universités parfois trop "anonymes".

Qu'en est-il par ailleurs de la "priorité" budgétaire accordée à l'enseignement supérieur et incarnée par ce fameux 1,8 milliard d'euros supplémentaires mis en avant ? Nous sommes ici face à un pur effet d'annonce : la croissance des crédits budgétaires se réduit en fait à 740 millions, ce qui, avec une inflation de 3 % en 2009, correspond à une croissance réelle nulle dans une enveloppe globale de 24 milliards !

Nous sommes bien loin des discours optimistes de Mme Pécresse. Elle assure avoir amélioré les conditions de vie des étudiants alors que 9 étudiants sur 10 subissent une baisse de pouvoir d'achat du fait de décisions qui lui sont imputables (hausse des droits d'inscription, réforme des bourses). La seule réponse annoncée en cette rentrée est la possibilité pour les étudiants de s'endetter. La crise bancaire actuelle démontre, s'il en était besoin, l'inadaptation d'un tel dispositif.

Concernant la recherche, nous avons besoin de redonner de l'oxygène aux laboratoires, de permettre aux chercheurs de faire de la recherche plutôt que de passer du temps à chercher de l'argent. Les budgets de base des laboratoires vont à nouveau baisser cette année. L'augmentation du budget de la recherche est essentiellement préemptée par le crédit d'impôt recherche (CIR), dont le montant explose, mais qui n'est plus sous contrôle ni du gouvernement ni des universités. Depuis 2002, ces aides de l'Etat aux entreprises se sont accrues de 1,6 milliard d'euros, sans effet d'entraînement réel sur les dépenses de recherche privées : l'efficacité du CIR reste à démontrer.

Nicolas Sarkozy aime à parler de rupture. Assurément, la suppression de 1 000 emplois, pour la première fois depuis quinze ans, dans un secteur prétendument prioritaire en est une ! Il y en a d'autres : la marginalisation de 71 % des universités, écartées du plan campus et qui risquent d'être de plus en plus coupées de la recherche, alors que nous avons proposé une mise en synergie des universités au niveau territorial pour tirer le système vers le haut.

Dans un contexte économique fragilisé par la crise financière, où le gouvernement démontre qu'il peut en une nuit débloquer plusieurs milliards d'euros pour sauver un système bancaire en faillite, il refuse de donner aux étudiants et aux personnels les moyens de leurs ambitions. Alors même que les dépenses d'avenir sont dans l'éducation, l'université et la recherche.

L'avenir de la France est-il servi par ces mesures ? Assurément pas. Pourtant, la communauté universitaire aspire à des transformations, fondées sur le dialogue avec ceux qui font la recherche et l'enseignement supérieur, ceux qui en connaissent la complexité et, chaque jour, en défendent les valeurs. Ce ne sont pas que des mots : au printemps 2007, avec d'autres organisations, nous avons formulé des propositions dans le prolongement des états généraux de la recherche de 2004. Le gouvernement les a contournées, a imposé des réformes qui aggravent les difficultés.

Il est urgent et indispensable de donner une tout autre ambition à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour passer à une nouvelle étape de la démocratisation. Comment atteindre autrement l'objectif européen de 50 % d'une classe d'âge diplômée de licence ? Au-delà de la nécessaire augmentation des moyens, il est grand temps d'engager les transformations profondes dont notre système d'enseignement supérieur et de recherche a besoin. Cela suppose de rapprocher universités et grandes écoles (où les inégalités sociales jouent à plein) ; d'ouvrir un débat national et transparent sur la carte universitaire et la carte des formations, tant les regroupements actuels d'universités sont anarchiques et autoritaires ; de revaloriser la recherche publique et ses métiers en garantissant son indépendance ; d'engager une réforme profonde du système d'aide sociale aux étudiants pour lutter contre la dégradation de leurs conditions de vie ; de lancer un véritable plan Marshall en faveur des premiers cycles universitaires. Toute autre politique préparerait une explosion des inégalités.


Jean Fabbri est secrétaire général du SNESUP-FSU ;

Bertrand Monthubert est président de Sauvons la recherche ;

Jean-Baptiste Prévost est président de l'UNEF.

Article paru dans l'édition du 18.11.08.

 

 

par SNESUP EVRY
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 18 novembre 2008

Traduit à l’échelon local d’Evry pour les dynamiques futures de recrutement, d’insertion et sans doute de financement c’est :

Les disciplines médicales, scientifiques et techniques ont la cote, c’est bon pour les UFR SFA (Sciences fondamentales et appliquées) et ST (Sciences et Technologie)

arts, communication, éducatif, sport et sciences humaines peinent à convaincre les recruteurs mauvais pour SSG (Sciences sociales et gestion)

publié le : 25/09/2008 par l’APEC

Une étude de l'Apec s'est intéressée au devenir de ces jeunes diplômés. Résultat : un marché de l'emploi globalement encore plus favorable aux débutants que pour la promotion précédente.

Beau fixe. 77% ont un emploi, soit 2 points de plus qu’un an auparavant. La moitié d’entre eux ont trouvé en moins d’1 mois. Signe que le marché est propice aux jeunes diplômés : la rapidité avec laquelle les recruteurs réagissent aux candidatures. Le délai entre leur dépôt et l’entretien d’embauche est inférieur à 8 jours dans près de ¾ des cas. Et dans la moitié des cas, il ne s’est pas passé plus de 2 semaines entre ce 1er entretien et la prise de poste. L’amélioration des conditions d’emploi des jeunes diplômés reflètent l’intérêt accru pour les débutants : 70% ont décroché le statut cadre (+4 points), 62% ont obtenu un CDI (+3 points)… et le salaire médian est en progression de 5% à 27 300 euros.

Internet privilégié. Par quel moyen ont-ils été embauchés ? La réponse à une offre d’emploi a été déterminante pour 1 jeune sur 4. Majoritairement, ils ont trouvé cette offre sur le web. Internet s’affirme comme un outil privilégié pour trouver un emploi, que ce soit par l’envoi d’une candidature spontanée, les Cvthèques ou encore les réseaux sociaux. Si 2% des jeunes diplômés ont trouvé grâce aux LinkedIn, Viadeo et consorts, le réseau et les relations ont été des moyens d’accès à l’emploi globalement plus efficaces que l’an dernier (16%, +5 points).

Les écoles aux 1ers rangs. Les ingénieurs sont les grands gagnants de l’amélioration du marché de l’emploi pour les débutants : 88% d’entre eux sont en poste, soit 10 points de plus qu’un an auparavant. Côté écoles de commerce, 81% des diplômés ont décroché un job (+4 points). Les universitaires maintiennent juste leur position : 70% ont un emploi, contre 69% l’an dernier. On y remarque de grandes disparités entre les filières. Si les disciplines médicales, scientifiques et techniques ont la cote, celles comme arts, communication, éducatif, sport et sciences humaines peinent à convaincre les recruteurs.

Source : Apec, Diplômés de 2007, septembre 2008

 

par SNESUP EVRY
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 17 novembre 2008
Des amis nous font parvenir des informations et des documents.
Nous publions ici quelques photos inédites...



L'adjoint jeune, pas grand 1,64 mais que du muscle, aurait pu faire l'option sport



L'adjoint agé en discussion avec son ex adjoint.....

par SNESUP EVRY
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 15 novembre 2008
 

Et encore le Monde a pris des gentils, parfois des complaisants voire des "obligés". Quand les collègues de l’éducation nationale subissent le zèle « gestionnaire » des cadres socialisants ou de leurs collègues de cette mouvance leur enthousiasme pour le parti à la rose diminue aussi singulièrement.  Après le triste épisode de l’odieux  Claude Allègre, le PS avait un peu retrouvé des couleurs dans le milieu,  face à une droite agressive il apparaissait comme une alternative…maintenant ???


Les intellectuels jugent le PS
LE MONDE | 14.11.08 | 13h47

'est peu dire que le Parti socialiste est déboussolé. Et du coup, selon les cas, muet, hésitant ou inaudible. Les exemples ? Ils abondent. En l'espace d'un mois, quatre débats majeurs auraient dû permettre au premier parti de l'opposition, fort de ses quelque 320 parlementaires, de faire entendre sa différence, ses analyses, ses propositions : la création du revenu de solidarité active, la poursuite de l'engagement militaire français en Afghanistan, le plan de soutien aux banques face à la crise financière, enfin la loi de mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement. Qu'ont fait les parlementaires socialistes ? Ils ont approuvé le Grenelle de l'environnement. Mais dans les trois autres débats, ils se sont tout simplement abstenus. Incapables de trancher, de sortir du ni oui ni non, ils se sont réfugiés aux abonnés absents.

 


Accédez à l'intégralité de cet article sur Lemonde.fr
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/11/14/les-intellectuels-jugent-le-ps_1118705_823448.html




par SNESUP EVRY
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mardi 11 novembre 2008

"Avant tout, nous étions requis, une fois de plus, par la tâche quotidienne. Il ne nous reste, pour la plupart, que le droit de dire que nous fûmes de bons ouvriers. Avons-nous toujours été d’assez bons citoyens ?"

Marc Bloch, L’Étrange défaite, 1946 [1940 pour la rédaction]

 

 

Faire circuler !

 

La réunion du 8 novembre aux Olympiades, à Paris, a réuni un public varié : représentants d’associations professionnelles et de sociétés savantes, de conseils d’universités, enseignants-chercheurs, chercheurs, enseignants, parents d’élèves sont venus de toute la France. Ils ont collectivement rédigé un texte d’appel, l’"appel du 8 novembre" :

"L’ÉDUCATION NATIONALE EN DANGER".

Dans un premier temps, et pour saisir les deux ministères concernés par la réforme, ainsi que la CPU, ce texte doit être signé par des COLLECTIFS, ASSOCIATIONS, CONSEILS UNIVERSITAIRES et PERSONNALITÉS REPRÉSENTATIVES (académiciens, membres de l’Institut, professeurs du Collège de France, présidents d’universités, de sections CNU, de jurys de concours, etc.) à l’adresse suivante appeldu8novembre@orange.fr.

Cette adresse NE DOIT PAS être utilisée pour les signatures individuelles : vous pourrez les saisir d’ici quelques jours directement en ligne.

MERCI D’ADRESSER POUR SIGNATURE CE TEXTE AUX ASSOCIATIONS, COLLECTIFS, CONSEILS AUXQUELS VOUS APPARTENEZ OU QUE VOUS REPRÉSENTEZ.

 

Appel du 8 novembre

L'Education Nationale en danger !
Pour une vraie formation des enseignants


Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d'élèves, les membres
du personnel de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ou de la recherche et les
étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l'Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en oeuvre précipitée d'une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à terme d'un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein de l'enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la  formation des élèves à tous les niveaux de l'Éducation nationale. Elle complète et renforce la destruction du système national d'éducation et de recherche et contribue à mettre en position de concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.

Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a été engagée sans demander l'avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l'imposition d'un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment,  plusieurs présidents d'universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce  processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde  proposé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une  réponse ferme et claire.
Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l'urgence d'une question
aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l'abandon de tout
calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet
ministériel sous sa forme actuelle.

À ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d'un
débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant  déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne saurait se limiter à un répit de quelques mois.

Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées
durant les dernières semaines :

a) La destruction d'une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue,  des enseignants. D'un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu disciplinaire, et, de l'autre, la suppression de l'année de stage qui suit la réussite au concours - au nom de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la « didactique » n'ayant pas de sens en l'absence d'une réelle pratique de classe en responsabilité.

b) La fragilisation de nombreuses formations à l'Université. De fait, dans toutes les disciplines
dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l'enseignement, cette réforme aura des effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au concours rend son avenir incertain.

c) L'extension de la contractualisation et de la précarisation dans l'enseignement primaire et
secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l'existence d'un nombre important d'étudiants détenteurs d'une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus aux concours nationaux.

d) Une atteinte grave à l'articulation entre enseignement et recherche ainsi qu'à la nature des
connaissances et des savoirs produits et transmis dans l'université comme dans l'enseignement
primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la réforme des enseignements en cours dans l'ensemble de l'Éducation Nationale (au lycée, la distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité évoquée d'un recrutement direct des contractuels par les chefs d'établissement ; dans les écoles primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).

e) L'injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles
s'ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement
d'études ne sera en effet qu'un prolongement des études non rémunérées.

C'est pourquoi nous appelons à l'issue d'un large débat national à des négociations sans préalable afin de garantir et promouvoir

 1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l'enseignement
secondaire avec maintien d'un concours et d'un jury national (composé de personnes spécialistes des matières concernées), assorti d'un lien explicite entre la réussite aux concours et l'accès (après un stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d'État

2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval, préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours

3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline

4. le maintien d'une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et liée à une charge d'enseignement réduite, ainsi que le développement d'une formation continue disciplinaire au sein des universités.

5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l'université et son rôle essentiel dans la formation des futurs enseignants.
Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l'articulation entre masters et
concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.

Les signataires de cet appel se retrouveront le samedi 22 novembre à 10 h pour analyser les

réactions et réponses suscitées et pour lancer toute action qu'ils jugeront utile contre cette réforme néfaste
.


http://www.sauvonsluniversite.com/
par SNESUP EVRY
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus