Ce Blog est l'expression de militants du Snesup d'Evry et de leurs amis qui ont décidé de s'exprimer librement, c'est à dire sans fatalement épouser des figures imposées du discours syndical, pour aborder les questions d'actualité. La section du SNESup d'Evry continue plus que jamais son activité de défense des personnels (syndiqués bien sûr, mais aussi les autres ! ) et de réflexion sur l'avenir de l'enseignement supérieur en général et de notre université en particulier.
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Cette ultime réforme menace de faire disparaître des pans entiers de la recherche française et d'en soumettre de nombreux autres à des impératifs de court terme; en particulier les sciences de la vie et l'informatique seraient contrôlées en dehors du CNRS. Jamais un gouvernement n'avait chercher à exercer une telle autorité sur la recherche.
A cet égard, les sciences de l'homme et de la société (SHS) apparaissent particulièrement en péril et illustrent les dérives de la politique actuelle. Vues comme inutiles économiquement et comme trop critiques, la tentation est grande de les exclure du CNRS.
Rappelons d'abord que la remise en question de l'implication du CNRS dans le domaine des sciences humaines et sociales est presque aussi ancienne que le CNRS lui-même. Par chance, les responsables successifs du CNRS ont toujours su combattre ces préjugés et accorder une place croissante aux sciences humaines et sociales. Mieux, ils ont favorisé leur professionnalisation et leur internationalisation, au point que leur apport à une meilleure compréhension des transformations du monde contemporain est largement reconnu.
Depuis au moins une quinzaine d'années, il n'est ainsi pas un programme de recherche national qui n'ait intégré les SHS comme un volet indispensable à la compréhension des processus ou problèmes à étudier (sida, cancer, maladies à prion, réchauffement climatique, santé au travail…).
En donnant la priorité à l'accumulation des connaissances de long terme, en s'efforçant de préserver ou de développer des pans entiers de recherche ignorés ou délaissés par l'université (archéologie, anthropologie, études des aires culturelles non européennes…), en insufflant une culture d'évaluation et de recherche en équipe au sein de disciplines longtemps individualistes, le CNRS a donc contribué au développement des SHS dans notre pays. Une part non négligeable des meilleurs chercheurs français dans ce domaine, y compris universitaires, ont travaillé ou travaillent au sein de laboratoires soutenus par le CNRS.
Faut-il rappeler ici que des chercheurs aussi reconnus internationalement que les anthropologues Claude Lévi-Strauss et Maurice Godelier, le géographe Raoul Blanchard, les historiens André Leroi-Gourhan, Christiane Desroche-Noblecourt, Jean-Pierre Vernant et Jacques Le Goff, les économistes Maurice Allais (par ailleurs Prix Nobel d'économie) et Jean Tirole, le philosophe des sciences Georges Canguilhem, le linguiste Claude Hagège et le sociologue Pierre Bourdieu ont reçu la médaille d'or du CNRS.
IDENTIFIER AU PLUS VITE LES DOMAINES CRUCIAUX OÙ LE CNRS DOIT ACCROÎTRE SON INTERVENTION
Les nouvelles orientations données à la politique de recherche, tant au niveau européen que français, la réforme de l'université et les préjugés idéologiques du gouvernement à l'égard des sciences de l'homme mettent cette politique en péril. L'étranglement financier du CNRS au profit de l'Agence nationale de la recherche favorise ceux qui défendent cette politique à courte vue.
Ce qui manque pourtant le plus aux universitaires en SHS pour mener à bien leurs recherches, c'est du temps et du personnel technique et administratif en nombre suffisant. Confrontés à des effectifs étudiants en forte croissance ces dernières années et à l'explosion des formations professionnalisantes, ils ont plus que jamais besoin de liens avec le CNRS dans les cadres des UMR et des délégations provisoires. Le désengagement du CNRS de ces disciplines les priverait définitivement de cette possibilité.
La défense du CNRS ne saurait bien sûr se résumer à la seule défense des postes de chercheurs permanents. Ceux-ci sont néanmoins indispensables. D'abord, pour permettre de couvrir certains domaines ignorés par les universités, faute d'enseignements correspondant ou à la frontière des disciplines habituelles. Certains domaines du droit (par exemple, le droit comparé), ou certains champs interdisciplinaires (par exemple, la criminologie ou l'archéologie), sont, pour diverses raisons, négligés ou absents de l'université française.
De même, certains types d'investigations nécessitent des temps d'enquête très longs et supposent de pouvoir compter sur des chercheurs permanents, comme les recherches portant sur les aires culturelles. Comment disposer de spécialistes de la Chine ou du Moyen-Orient si ceux-ci sont contraints de rester en France neuf mois par an pour leur enseignement ?
Plutôt que de raisonner par discipline, il convient donc au plus vite d'identifier les domaines cruciaux où le CNRS doit accroître son intervention au cours des prochaines années. Mais le choix de ces domaines ne doit pas être dicté par le pouvoir politique ou par les autres scientifiques, mais émaner de la communauté des chercheurs en SHS eux-mêmes. Il faut ici prendre appui sur les nombreux travaux prospectifs réalisés au cours de ces dernières années au sein de l'organisme.
En matière démographique, un rapide examen de la pyramide des âges des chercheurs SHS montre que c'est dans ce domaine qu'existe le déséquilibre le plus flagrant : plus de 800 personnes y ont dépassé les 55ans – soit près de 44% de l'effectif total des chercheurs SHS, contre une moyenne de 26% pour les chercheurs CNRS des autres départements.
Du même coup, la question non seulement du remplacement de toutes les personnes partant à la retraite mais celle d'un plan urgent de recrutement de jeunes chercheurs est, encore plus qu'ailleurs, une question de simple survie pour l'ensemble de ce domaine scientifique. Nous ne pouvons qu'être inquiets dans ces conditions face aux annonces répétées sur le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, voire aux annonces de reversement de postes au "pot commun" du CNRS.
Plus que jamais, les SHS, comme les autres domaines scientifiques, ont besoin d'un organisme national structurant, qui fixe des priorités de long terme, fournisse les moyens matériels et humains, sous des formes sans doute renouvelées, aux laboratoires pour qu'ils développent leur programme propre.
L'invention d'une nouvelle politique nationale de recherche passe aussi par une critique de l'action passée. Le saupoudrage des moyens et leurs inégalités injustifiées entre les différentes sections, l'opacité qui en résulte, l'absence de volontarisme qui conduit à la concentration des trois quarts des personnels permanents du CNRS en Ile-de-France sont autant de symptômes d'une situation insatisfaisante, qu'il faut réformer, mais dans la concertation et en évitant la tentation de la table rase ou des solutions simplistes.
Du Rififfi dans les CSE de SSG !
Un poste était à pourvoir en sociologie, poste d’un MCF devenu PR (par intervention plus que divine vu le Cv, mais la 19° du CNU a des raisons que la raison universitaire classique ignore) longtemps gardé au frigo pour un recrutement local de chez local que la tribu affectionne. Selon les bonnes habitudes, petite formalité et…la surprise du chef ! Le boss sort un autre lapin du chapeau ! Protestation publique de l’éconduit, lettre d’une partie de Kamelott aux membres du CA restreint dénonçant les conditions de la CSE, ce dernier en grande sagesse et devant cette nouvelle forme de la matière molle décida à l’unanimité –1 voix d’invalider toute la liste. Depuis les dipsodes s’agitent comme mouches en bouteille et Pichrocole ne règne plus vraiment sur son domaine qui prend l’allure de celui de Pétaud !
La CSE de gestion ne pouvait faillir à la tradition. Alertés par les remarques ironiques de collègues parisiens, anciens d’Evry, à qui le déroulement de la CSE de gestion avait été conté, tels Roultabille, nous avons mené l’enquête !
Effet Sarko ou tout simplement double impact de nos interventions et du début de redressement administratif de l’université, toujours est-il que la CSE de gestion se tenait dans les règles administratives comme il sied à une maison de bonne réputation.
Mais après l’introduction, la titularisation de nos jeunes collègues que nous avions réclamée tant elles le méritent puis que les MCF (sauf 1) et les Ater s’appuient tout le travail en gestion, les invités ont vite découvert les mœurs fort curieuses des Théo et autres Volfoni locaux. Bref d’une austère CSE on est vite passé aux Tontons flingueurs quand il a été question de s’attribuer l’héritage de la petite Patricia/Gestion en l’occurrence des postes d’ATER. Le VP du CS, économiste de son état tenait pour le recrutement d’un Ater économiste, le Boss de l’UFR avait demandé sa dîme sous forme d’un Ater de sociologie ! La réunion bascula alors dans une scène digne de Lautner avec noms d’oiseaux et même jets de dossiers dans lequel le 2°VP CS (secteur SHS) s’illustra, montrant ainsi qu’il était à l’unisson de ses amis du secteur. Les PR locaux de gestion avaient plongé sous la table, aussi bien celui qui s’en va sans avoir rien fait, mais rien, que celui qui reste…hélas ! La manœuvre des malfaisants qui en voulaient à l’héritage de notre petite Patricia/Gestion a échoué…quant aux restes de la gestion l’université, à la différence de l’UMP qui a poussé Chirac dehors, elle a choisi de confier leur accommodement au troisième âge !
On attend avec impatience des nouvelles d’Histoire et de Langues pour la suite du feuilleton des CSE de SSG!
Rubrique "les cons ça ose tout...."
Propos d'éminents "enseignants chercheurs" de SSG à propos de la réorganisation d'un master professionnel: "il faut éliminer les professionnels, ça désorganise les emplois du temps et ça perturbe les étudiants"