Lundi 7 juillet 2008

Bonjour à tous,

sans vouloir porter de jugement sur cette évaluation "européenne" que je n'ai pas expérimentée ni sur les motivations catalanes, je ferais simplement remarquer que, de mon point de vue de jeune chercheur écervelé, scandaleusement non-agrégé, effrontément non-normalien et ayant fuit dans un autre pays européen, ce nivellement par le bas est déjà encouragé pour des raisons bien françaises: les rapports des sections CNU que j'ai pu lire font tous remarquer que les rapports des jurys de thèses ont trop tendance à être rédigés pour garantir au candidat sa qualification. Cela revient à mettre des "A" partout pour garantir un post-doc. Et je ne parle même pas des conséquences du dernier renouvellement du CNU.

Je sais très bien que les activités de la Fondation européenne de la science peuvent (doivent) être critiquées - son classement des revues n'intègre pas, exemple parmi d'autres, la Revue d'Allemagne -, mais je pense qu'il serait dans un premier temps utile de porter un regard lucide sur les pratiques françaises.

Avant de désespérer de l'Europe, personnellement, je désespère de l'université et de la recherche françaises.

Bien à vous,
XXXXXX
Le 4 juillet 2008 00
Date: 3 juillet 2008
Objet: Classements européens
Chers collègues,
Je réponds au message de A.   diffusé par B.  en versant au dossier de la "science européenne"  l'expérience d'une participation à une "thèse (labélisée) européenne" de aaaaaaaaaaa (franco catalane). Il s'agit d'une formule nouvelle que j'ai découvert. "Autrefois" on faisait soutenir des thèses avec des membres étrangers et il y avait des rapports que l'on pouvait lire. Désormais on doit remplir une grille d'évaluation avec une dizaine de critères à utiliser avec les fameux ABC. Un jury réunit plusieurs personnalités spécialistes d'un ou deux des points abordés par le candidat. Chacun peut honnêtement et valablement porter un jugement sur un de ces point. Mais dans l'intérêt du candidat, le système oblige à évaluer tous les points énumérés. C'est administrativement très commode : il n'y a aucun rapport écrit où le jugement porté puisse être justifié. Comme la thèse était bonne et qu'il était souhaitable que la candidate continue avec une bourse post doc, nous avons mis A partout.
Je pense que c'est à désespérer de l'Europe. Cela va entraîner un nivellement par le bas. Dans le cas dont je parle, c'est lié à la volonté de Catalans de rompre avec l'Espagne : plutôt parler anglais que castillan.  On leur explique que l'espagnol est une langue mondiale (plus que le français), mais il s'agit de rompre. C'est un peu la même chose que l'opposition flamand/français en Belgique.
Bon courage !
YYYYYY

 Professeur émérite 

par SNESUP EVRY
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Texte libre

Du Rififfi dans les CSE de SSG !

 

 

Un poste était à pourvoir en sociologie, poste d’un MCF devenu PR (par intervention plus que divine vu le Cv, mais la 19° du CNU a des raisons que la raison universitaire classique ignore)  longtemps gardé au frigo pour un recrutement local de chez local que la tribu affectionne. Selon les bonnes habitudes, petite formalité et…la surprise du chef ! Le boss sort un autre lapin du chapeau ! Protestation publique de l’éconduit, lettre d’une partie de Kamelott  aux membres du CA restreint dénonçant les conditions de la CSE, ce dernier en grande sagesse et devant cette nouvelle forme de la matière molle décida à l’unanimité –1 voix d’invalider toute la liste. Depuis les  dipsodes s’agitent comme mouches en bouteille et Pichrocole ne règne plus vraiment sur son domaine qui prend l’allure de celui de Pétaud !

 

 

La CSE de gestion ne pouvait faillir à la tradition. Alertés par les remarques ironiques de collègues parisiens, anciens d’Evry, à qui le déroulement de la CSE de gestion avait été conté, tels Roultabille, nous avons mené l’enquête !

Effet Sarko ou tout simplement double impact de nos interventions et du début de redressement administratif de l’université, toujours est-il que la CSE de gestion se tenait dans les règles administratives comme il sied à une maison de bonne réputation. 

Mais après l’introduction, la titularisation de nos jeunes collègues que nous avions réclamée tant elles le méritent puis que les MCF (sauf 1) et les Ater s’appuient tout le travail en gestion, les invités ont vite découvert les mœurs fort curieuses des Théo et autres Volfoni locaux. Bref d’une austère CSE on est vite passé aux Tontons flingueurs quand il a été question de s’attribuer l’héritage de la petite Patricia/Gestion en l’occurrence des postes d’ATER. Le VP du CS, économiste de son état tenait pour le recrutement d’un Ater économiste, le Boss de l’UFR avait demandé sa dîme sous forme d’un Ater de sociologie ! La réunion bascula alors dans une scène digne de Lautner avec noms d’oiseaux et même jets de dossiers dans lequel le 2°VP CS (secteur SHS) s’illustra, montrant ainsi qu’il était à l’unisson de ses amis du secteur. Les PR locaux de gestion avaient plongé sous la table, aussi bien celui qui s’en va sans avoir rien fait, mais rien, que celui qui reste…hélas !  La manœuvre des malfaisants qui en voulaient à l’héritage de notre petite Patricia/Gestion a échoué…quant aux restes de la gestion l’université, à la différence de l’UMP qui a poussé Chirac dehors, elle a choisi de confier leur accommodement au troisième âge !    

On attend avec impatience des nouvelles d’Histoire et de Langues pour la suite du feuilleton des CSE de SSG!

 

 

 

 

 

Texte libre

Rubrique "les cons ça ose tout...."

Propos d'éminents "enseignants chercheurs" de SSG à propos de la réorganisation d'un master professionnel: "il faut éliminer les professionnels, ça désorganise les emplois du temps et ça perturbe les étudiants"

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